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Musique classique et opéra par Classissima

Jessye Norman

lundi 21 août 2017


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2 août

BAYREUTH 2017 : Le Ring de Marek Janowski

Classiquenews.com - Articles France Musique, Bayreuth. WAGNER : Der Ring. M. Janowski, les 14,15, 16 août 2017. Présence attendue du chef wagnérien Marek Janowski dans la fosse de Bayreuth pour une tétralogie musicalement intéressante. Il s’agit pourtant d’une mise en scène déjà ancienne… En août 2013 (bicentenaire du compositeur), Bayreuth en peine d’incarner l’excellence du chant wagnérien dans le monde, ose des mises en scène décalées, souvent hideuses, pourtant toujours sollicitées pour « régénérer » le théâtre de Richard. Contradiction flagrante et parfois criminelle : celui qui a laissé des indications très précises (didascalies) pour réussir son idéal de théâtre total, est aujourd’hui sur la Colline Verte, (site, dispositif, théâtre, qu’il a lui-même conçu), remodelé de fond en comble… pour des résultats souvent indigents. Où le gadget l’emporte sur la vision globale ; et l’effet sur… le sens. Pas facile pour Bayreuth au XXIè de se réinventer, poursuivre l’héritage dramaturgique initialement théorisé et conçu par le fondateur, tout en se renouvelant. D’autant que contrairement au vivant de Wagner, Bayreuth, loin s’en faut, n’a plus le monopole des opéras du compositeur. On a même souvent constaté qu’ailleurs, hors de Bayreuth, les meilleurs chanteurs, et les mises en scènes les plus pertinentes avaient lieu loin d’Allemagne. Dur réalité. LIRE notre mise en contexte : un festival en quête de vrais scénographes… MAREK JANOWSKI A BAYREUTH 2017. 4 ans plus tard, prenez la même production mais avec un autre chef : et quel chef. Vilipendé, contesté, – trop lisse et efficace, ou apprécié à l’inverse, pour sa rondeur articulée, un sens naturel du drame, Marek Janowski, vétéran actuel de la baguette, reprend la direction de cette Tétralogie visuellement inaboutie (et bien laide), mais orchestralement certainement aussi passionnante que celle de Petrenko. C’est la nouvelle direction attendue à Bayreuth cet été, et l’occasion de réévaluer la direction d’un grand maestro dramaturge qui a déjà enregistrer le Ring (en particulier avec la Staatskapelle de Dresde chez RCA red steal / Sony, 1981-1983, intégrale majeure et décisive même avec le recul, car au geste sûr du maestro répond l’excellence d’une distribution pour certains personnages, particulièrement convaincante – plusieurs chanteurs parmi les wagnériens les mieux diseurs des années 1980 : Jessye Norman en Sieglinde, Peter Shreier subtil et délirant Mime et Loge… sans omettre l’époustouflant Albérich, celui de la vengeance final, le plus ambigü et manipulateur, dans l’ultime Journée ou Le Crépuscule des dieux : l’incarnation qu’en donne Siegmund Nimsgerm est … exemplaire. Le sens du drame, le relief du verbe, le souffle d’une épopée d’abord symphonique, … le choix de chanteurs véritablement acteurs… font de l’intégrale Janowski, un must à réinvestir. – Ecoutez ainsi les somptueux intermèdes orchestraux, densément et subtilement psychologiques, précisément ceux du Crépuscule des Dieux… voilà une vision aussi intéressante et architecturée que celle de Böhm, aussi fine et scrupuleuse du texte donc du théâtre que celle de Karajan. Quant à l’orchestre, l’onctuosité et l’expressivité valent sans réserve les Thielemann ou Petrenko actuels. L’intégrale RCA / SONY fut la première conçue pour le studio et l’enregistrement, après celle légendaire de Solti (DECCA, 19858-1964) . Les français connaissent Marek Janowski qui a dirigé le Philharmonique de Radio France avec un style impeccable (1984-2000), hissant la phalange à un sommet encore mémorable, qu’il s ‘agisse des cycles symphoniques ou de l’opéra. Direction à suivre donc. Et pour préparer l’écoute, classiquenews vous recommande la (re)découverte du Ring enregistré avec la Staatskapelle Dresden au début des années 1980 – coffret de 14 cd – compilation de 14h05mn ) – Grande critique sur classiquenews. Feuilleton Der Ring à venir à l’occasion de la Tétralogie de Wagner par Marek Janowski à Bayreuth 2017 —————————— Festival de Bayreuth 2017 Der Ring des Nibelungen Tétralogie : L’Anneau des Nibelungen L’Or du Ring, les 29 juillet, 8 et 23 août 2017, 18h https://www.bayreuther-festspiele.de/en/programme/schedule/das-rheingold/ Wotan, Iain Paterson Loge, Roberto Sacca Alberich, Albert Dohmen Mime, Andreas Conrad Fasolt, Günther Groissböck Les 3 dernières Journées sont diffusées sur France Musique : La Walkyrie, les 30 juillet, 9, 18, 24 août 2017 https://www.bayreuther-festspiele.de/en/programme/schedule/die-walkuere/ Hunding, Georg Zeppenfeld Camilla Nylund, Sieglinde Christopher Ventris, Siegmund Brünnhilde, Catherine Foster Siegfried, les 1er, 11, 26 août 2017, 16h https://www.bayreuther-festspiele.de/en/programme/schedule/siegfried/ Stefan Vinke, Siegfried Andreas Conrad, Mime Thomas J. Mayer, Der Wanderer Albert Dohmen, Alberich Brünnhilde, Catherine Foster Götterdämmerung / Le Crépuscule des Dieux Les 3, 13, 28 août 2017 à 16h https://www.bayreuther-festspiele.de/en/programme/schedule/goetterdaemmerung/ Stefan Vinke, Siegfried Albert Dohmen, Alberich Brünnhilde, Catherine Foster Gunther, Markus Eiche Hagen, Stephen Milling Gutrune, Allison Oakes __________ RADIO Que donnera réellement la direction de Marek Janowski, chef allemand d’origine polonaise ? Nul doute que le maestro né à Varsovie en 1939, presque octogénaire, ne défende une vision personnelle, réfléchie autant que dramatiquement aboutie du Ring… Diffusion sur France Musique, enregistré à Bayreuth 2017, des 3 dernières Journées du RING 2017 : Le 14 août 2017, 20h : La Walkyrie Le 15 août 2017, 20h : Siegfried Le 16 août 2017, 20h : Le Crépuscule des Dieux __________ LIRE aussi : Der Ring de Wagner par Marek Janowski : CD. Le Crépuscule incontournable de Marek Janowski (Dresde, 1983). 4 cd Sony Eurodisc / Wagner : Götterdämmerung (Janowski, 1983) — Critique du Crépuscule des Dieux par Marek Janowski, parution de l’opéra seul par SONY (2013) CONCERT, radiodiffusé, janvier 2013 — Marek Janowski dirige des extraits du Crépuscule des Dieux et de Parsifal – présentation du programme révélant le Wagner le plus tardif, celui musicalement le mieux construit et le plus profond COMPRENDRE LE RING DE WAGNER : quels enjeux, quelles situation pour le dernier volet : Le Crépuscule des Dieux / Gotterdämmerung ? http://www.classiquenews.com/wagner-le-crepuscule-des-dieux/

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1 août

CD, coffret. Compte rendu critique. RICHARD WAGNER : Der Ring des Nibelungen – 14 cd RCA / SONY Classical / 1981-1983)

CD, coffret. Compte rendu critique. RICHARD WAGNER : Der Ring des Nibelungen – 14 cd RCA / SONY Classical / 1981-1983). Et dire que certaines oreilles plus pincées que fines ont jeté aux orties cette intégrale Wagnérienne (enregistrée de 1981 à 1983), au motif que le chef allait faire bien mieux trois décennies après avec un autre orchestre (de la Radio berlinoise). Pourtant la distribution dès le début des années 1980, s’avère passionnante bien supérieure à ce qui se faisait alors à Bayreuth et ailleurs. Quant la plupart des directeurs préfèrent les portes voix hurleurs pour « passer » la fosse (non enterrée comme à Bayreuth selon le voeu de Wagner), Marek Janowski préfère choisir ses chanteurs dans le sens d’un théâtre psychologique et intimiste, avec une balance chambriste, rééclairant évidemment les situations dramatiques. Dans le sillon d’un Karajan, le chef allemand d’origine polonaise s’accorde au défi d’un Wagner humain, aussi psychologique que dramatique. Or l’on sait combien la manipulation et la perversité cynique sont à l’œuvre dans le Ring. C’est souligner en définitive le bien fondé de sa démarche. Le RING de Janowski, un théâtre psychologique D’autant que l’orchestre de la Staatskapelle de Dresde est d’une subtilité instrumentale riche autant en intentions dramatiques voire psychologiques, qui s’accorde idéalement à la maîtrise globale du chef l’un des grands Wagnériens à réhabiliter d’urgence, d’autant plus incontournable que l’été 2017 le revoit à Bayreuth dans un Ring musicalement impeccable, soigné, raffiné et dramatique (d’ailleurs France musique diffuse les 3 dernières Journées de cette Tétralogie 2017 à suivre… Lire notre présentation de la Tétralogie / Der Ring des Nibelungen Bayreuth 2017 par Marek Janowski) . Pourquoi réévaluer le RING de Janowski ? Les arguments les plus irrésistibles en sont Jessye Norman, Sieglinde de rêve enivrée, amoureuse, lumineuse et d’une radicalité époustouflante, dans l’intention et l’articulation d’autant que face à elle, les répliques du Siegmund de Siegfried Jerusalem est plus que convaincant : lui aussi incarné, habité pour une trop brève séquence de plénitude amoureuse, le seul épisode véritablement heureux de toute la Tétralogie. La lyre sentimentale enfin débarrassée de toute entrave se déploie ici, mieux que dans Tristan und Isolde qui eux ne peuvent vivre leur union, sauf sous couvert de la nuit dissimulatrice. Les Wälsungen, frère et sœur incestueux, s’accordent un court temps d’extase éperdue (Acte I de La Walkyrie) ; malgré la noire jalousie de Hunding, l’époux brutal, diabolique de Sieglinde… De cette union bénie allait naître le héros à venir : Siegfried. Même engouement pour le Loge astucieux, fin, trouble, véritable magicien de l’instant et enchanteur allusif, du ténor Peter Schreier (qui connaît d’autant mieux le rôle qu’il l’a aussi incarné pour Karajan au cd comme au dvd, c’est dire). Son Mime dans Siegfried saisit tout autant par la vérité et la finesse de sa caractérisation. Schreier fut un acteur à l’articulation fine et phrasée soit une maîtrise linguistique et dramatique exceptionnelle qui impose un modèle d’incarnation chez Wagner. Tout aussi luxueux et d’une vérité dramatique parfaitement associée au chant calibré de la parure orchestrale, les noirs et maléfiques, Kurt Moll (Hunding) et l’inoubliable basse Matti Salminen (Hagen), qui fait aussi un excellent et caverneux géant Fafner (dans l’Or du Rhin / Reingold). La Fricka d’Yvonne Minton est subtile et précise d’une caractérisation très juste : en elle s’affirment de plus en plus l’obligation de la loi, celle édictée par Wotan qui est le premier à en souffrir contradictoirement. Norma Sharp fait l’oiseau de la forêt le plus suggestif qui soit, merveille de beau chant complice et enchanteur. Sa sensualité active renforce l’onirisme de la geste de Siegfried qui se déploie alors…. Rayonnante bravoure avant la faiblesse tragique qui s’avèrera auto destructrice pour le héros courageux mais trop naïf dans l’opéra suivant (le crépuscule des dieux). On voit bien que ce Ring fut trop vite écarté : une écoute attentive montre le souci de l’articulation dramatique, le sens de l’approfondissement psychique des caractères, lesquels évoluent considérablement d’une Journée à l’autre ; à tel point que, avant l’écriture cinématographique, l’orchestre semble varier les points de vue, d’actes en actes, privilégiant l’analyse d’une situation selon le regard qu’en a, tel ou tel protagoniste. De cet écheveau de conceptions psychologiques, Janowski fait un drame collectif passionnant à suivre. A réécouter d’urgence. Révélation du Wagner symphoniste… Et pour mieux estimer encore l’apport du chef Janowski au Wagner symphoniste, lire notre présentation du seul Crépuscule des dieux, au moment de réédition en coffret seul (4 cd) par Sony (2013) : … » A notre avis, le symphoniste wagnérien n’a pas encore été suffisamment célébré dans une telle direction au souffle indiscutable. De ce point de vue le sommet du Ring, Le Crépuscule des Dieux offre une vision orchestrale d’un fini irrésistible avec des éclairs chambristes réellement passionnants, une balance instrumentale certainement très proche du dispositif Bayreuth souhaité par Wagner. » / collection Sony opera house (4 cd The Sony Opera House). ————— CD, coffret. Compte rendu critique. RICHARD WAGNER : Der Ring des Nibelungen – 14 cd RCA red seal / SONY Classical 2013. Theo Adam, Matti Salminen, Kurt Moll, Siegmund Nimsgern (basses) Siegfried Jerusalem, René Kollo, Peter Schreier, Christian Vogel (ténors) Jeannine Altmeyer, Jessye Norman, Norma Sharp, Lucia Popp, Cheryl Studer (sopranos), Yvonne Minton, Ortrun Wenkel (mezzo-sopranos) … Männer des Staatsopernchores Leipzig Staatsopernchor Dresden Staatskapelle Dresden Marek Janowski, direction (enregistrement réalisé de 1981 à 1983)




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31 juillet

Bayreuth 2017. WAGNER : Der RING par Marek Janowski

France Musique, Bayreuth : WAGNER : Der Ring, les 14,15, 16 août 2017. Retour de Marek Janowski dans la fosse de Bayreuth pour une tétralogie musicalement très attendue. En août 2013 (bicentenaire du compositeur), Bayreuth en peine d’incarner l’excellence du chant wagnérien dans le monde, ose des mises en scène décalées, souvent hideuses, pourtant toujours sollicitées pour « régénérer » le théâtre de Richard. Contradiction flagrante et parfois criminelle : celui qui a laissé des indications très précises (didascalies) pour réussir son idéal de théâtre total, est aujourd’hui sur la Colline Verte site, dispositif, théâtre, qu’il a lui-même conçu, remodelé de fond en comble… pour des résultats souvent indigents. Où le gadget l’emporte sur la vision globale ; l’effet sur le sens. L’impétrant désigné pour redéfinir la Tétralogie fut à l’été 2013, le sexagénaire allemand Frank Castorf, copieusement hué lors des saluts après la fin du dernier volet, Le Crépuscule des Dieux. Douche froide après les plus de 15 h de musique et de théâtre ainsi « dénaturé ». Réputé iconoclaste au théâtre en particulier dans ses relectures des grands classiques, Castorf succédait au réalisateur Wim Wenders, initialement programmé pour le nouveau Ring du Bicentenaire. Voilà qui a porté atteinte au prestige même duez Festival estival de Bayreuth. Faut-il toujours attendre 10 ans pour espérer obtenir une place, après s’être inscrit sur liste d’attente ? La qualité voire le génie sont rares et mérient évidemment d’être espérés, attendus; mais patienter une décade pour assister à ce marasme scénographique, voilà qui laisse à réfléchir sur l’avenir de Bayreuth dans les années à venir. En revanche, cette création – scéniquement pauvre et misérable, a marqué musicalement et surtout orchestralement grâce à la fosse trépidante, dramatique et instrumentalement luxueuse du chef Kyrill Petrenko. MAREK JANOWSKI A BAYREUTH 2017. 4 ans plus tard, prenez la même production mais avec un autre chef : et quel chef. Vilipendé, contesté, – trop lisse et efficace, ou apprécié à l’inverse, pour sa rondeur articulée, un sens naturel du drame, Marek Janowski, vétéran actuel de la baguette, reprend la direction de cette Tétralogie visuellement inaboutie (et bien laide), mais orchestralement certainement aussi passionnante que celle de Petrenko. C’est la nouvelle direction attendue à Bayreuth cet été, et l’occasion de réévaluer la direction d’un grand maestro dramaturge qui a déjà enregistrer le Ring (en particulier avec la Staatskapelle de Dresde chez RCA red steal / Sony, 1981-1983, intégrale majeure et décisive même avec le recul, car au geste sûr du maestro répond l’excellence d’une distribution pour certains personnages, particulièrement convaincante – plusieurs chanteurs parmi les wagnériens les mieux diseurs des années 1980 : Jessye Norman en Sieglinde, Peter Shreier subtil et délirant Mime et Loge… Le sens du drame, le relief du verbe, le souffle d’une épopée d’abord symphonique, – écoutez ainsi les somptueux intermèdes orchestraux, densément et subtilement psychologiques, précisément ceux du Crépuscule des Dieux… voilà une vision aussi intéressante et architecturée que celle de Böhm, aussi fine et scrupuleuse du texte donc du théâtre que celle de Karajan. Quant à l’orchestre, l’onctuosité et l’expressivité valent sans réserve les Thielemann ou Petrenko actuels. Les français connaissent Marek Janowski qui a dirigé le Philharmonique de Radio France avec un style impeccable (1984-2000), hissant la phalange à un sommet encore mémorable, qu’il s ‘agisse des cycles symphoniques ou de l’opéra. —————————— Festival de Bayreuth 2017 Der Ring des Nibelungen Tétralogie : L’Anneau des Nibelungen L’Or du Ring, les 29 juillet, 8 et 23 août 2017, 18h https://www.bayreuther-festspiele.de/en/programme/schedule/das-rheingold/ Wotan, Iain Paterson Loge, Roberto Sacca Alberich, Albert Dohmen Mime, Andreas Conrad Fasolt, Günther Groissböck La Walkyrie, les 30 juillet, 9, 18, 24 août 2017 https://www.bayreuther-festspiele.de/en/programme/schedule/die-walkuere/ Hunding, Georg Zeppenfeld Camilla Nylund, Sieglinde Christopher Ventris, Siegmund Brünnhilde, Catherine Foster Siegfried, les 1er, 11, 26 août 2017, 16h https://www.bayreuther-festspiele.de/en/programme/schedule/siegfried/ Stefan Vinke, Siegfried Andreas Conrad, Mime Thomas J. Mayer, Der Wanderer Albert Dohmen, Alberich Brünnhilde, Catherine Foster Götterdämmerung / Le Crépuscule des Dieux Les 3, 13, 28 août 2017 à 16h https://www.bayreuther-festspiele.de/en/programme/schedule/goetterdaemmerung/ Stefan Vinke, Siegfried Albert Dohmen, Alberich Brünnhilde, Catherine Foster Gunther, Markus Eiche Hagen, Stephen Milling Gutrune, Allison Oakes __________ RADIO Que donnera réellement la direction de Marek Janowski, chef allemand d’origine polonaise ? Nul doute que le maestro né à Varsovie en 1939, presque octogénaire, ne défende une vision personnelle, réfléchie autant que dramatiquement aboutie du Ring… Diffusion sur France Musique, enregistré à Bayreuth 2017, des 3 dernières Journées du RING 2017 : Le 14 août 2017, 20h : La Walkyrie Le 15 août 2017, 20h : Siegfried Le 16 août 2017, 20h : Le Crépuscule des Dieux

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4 juillet

CD, compte rendu critique. ESA-PEKKA SALONEN conducts Stravinsky (7 cd SONY classical : 1988-1992)

CD, compte rendu critique. ESA-PEKKA SALONEN conducts Stravinsky (7 cd SONY classical : 1988-1992). Capable d’électiser ses orchestres (britanniques, londoniens) : précisément Philharmonia Orchestra et London Sinfonietta, le chef finlandais Esa-Pekka Salonen, alors trentenaire pour Sony classical signe des enregistrements superlatifs de L’Oiseau de feu, du Sacre, de Pulcinella… la précision horlogère du rythmique Stravinsky enflamme la direction du jeune maestro dans un équilibre idéal entre hédonisme scintillant sonore, précision technicienne, articulation et intelligence architecturale. Le coffret regroupant plusieurs gravures anthologiques, s’impose de lui-même. CD1; La vitalité de Petruchka (version 1947) paraît comme réécrite selon un schéma linéaire presque décortiqué comme jamais ailleurs (London, octobre 1991), mais avec un sens de la flamboyance sonore et détaillée, véritable orgie gavée de nuances et accents rythmiques d’une mise en place impeccable ; les ruptures de climats et de rythmes sont comme rafraîchis, régénérés en une candeur héroïque d’un sang irrésistible. Instrumentalement et rythmiquement, Salonen détaille tout, sans éteindre l’élan vital du ballet, et la courbe nerveuse, féline de la danse. L’équilibre entre sensualité et analyse intellectuelle est trouvé, idéal. Un régal. Au tournant des années 1980-1990, le Salonen trentenaire saisit par sa sensibilité instrumentale, sa science des couleurs, sa précision rythmique, une vision claire, architecturée et sertie dans l’élégance EPS : Salonen à son meilleur Après l’innocence et la juvénilité de Petrouchka, tuée dans l’œuf, Salonen soigne les équilibres plus sereins et nostalgiques du ballet Orpheus, tout en détaillant là encore chaque accent instrumental avec une vivacité analytique et expressive de premier plan. L’acuité du trait dialogue avec un sens souverain de l’architecture et de la motricité rythmique. C’est éloquent, subtil, agile, d’une élégance bondissante : le feu de la danse s’y déploie sans entrave mais avec un style irrésistible (remarquable Philharmonia Orchestra, Londres décembre 1992). Même s’il dénie toute narration objective, Stravinsky sait exploiter les ressources poétiques de l’orchestre avec un génie des couleurs et de la matière atmosphérique : en peintre et poète, Salonen lui emboîte le pas et semble comprendre tout, de chaque mesure, de chaque éclat nuancé dans chaque phrase. Le travail est exemplaire : abandon à la fois nostalgique et ironique de l’équation hautbois / harpe ; dernier accord (avec trompette : d’une ineffable sérénité apollinienne). Trépidant, détaillé, le chef sait conduire le tapis sonore jusqu’à la révélation finale. CD2 ; L’Oiseau de feu, dans une gravure légendaire de 1988, transpire de volupté miroitante, subtilement énoncée où la précision du trait renforce la richesse suggestive, faisant de Stravinsky, alors nouveau compositeur pour les Ballets Russes, l’égal des Ravel et Debussy. Onirisme et pointillisme fusionnent. Mais aussi Mystère et énigme, en cela proche des légendes et des apparitions féeriques, envoûtantes et vénéneuses (Le château de Barbe-Bleu de Bartok n’est pas loin non plus)… Le Philharmonia Orchestra époustoufle par sa ferveur souple, ondoyante, déroulant une soie enivrante d’un fini iridescent, totalement jubilatoire. Voici assurément l’approche la plus aboutie sur le plan de l’hédonisme et de l’enivrement sonore, d’autant qu’il s’agit de la version originale de 1910. Le résultat est à couper le souffle. Le prétexte narratif qui enracine la matière musicale dans le déroulé du conte, atteint pourtant la pure abstraction sonore, volupté et spasmes, fourmillant de détails, respirations intersticielles, micronuances rousseliennes (annonçant en cela l’ivresse extatique et poétique du Sacre). Tout s’écoule en paysages et climats de plus en plus troubles et opaques, pourtant d’une rare transparence. C’est une véritable poétique de la nuance scintillante, d’un chambrisme, à la fois hyperactif, millimétré et métamorphique, d’une éloquence secrète et murmurée, – viscéralement allusive, que le chef finlandais à son meilleur, nous offre en maître absolu de l’ivresse et du vertige orchestral (plage 19). Immense conteur, géant de l’é/invocation, doué d’une imagination supérieure, et d’un tempérament esthétique saisissant, Esa-Pekka Salonen égale sans sourciller ni tension les plus grands maestros : Boulez, Abbado, Karajan, dans cette gravure sublimée par la grâce, qu’il faut absolument avoir écouté. CD3; évidemment Le Sacre prend valeur étalon, indice d’un tempérament immensément doué pour l’ivresse et le détail flamboyant. La nervosité païenne, la surenchère de timbres et d’alliances instrumentales sont gorgées de saine félinité, de juvénile trépidation ; testostéronée, la direction affirme et le tempérament électrique et ciselé de Salonen, comme la précision et l’élégance des musiciens du Philharmonia Orchestra qui en octobre 1989, signe une lecture passionnante, engagée, fiévreuse et pointilliste comme peu. Même entrain frénétique et ciselure de la sonorité dans la Symphonie en 3 mouvements dont le premier mouvement synthétise les apports d’une approche autant millimétrée qu’extatique. Voilà assurément l’un des meilleurs cd du coffret (avec L’Oiseau de feu de 1988). CD4 ; le néo baroque Pulcinella étincelle par ce caractère à la fois mordant et nostalgique, né d’un souci de la netteté instrumentale et de la vivacité rythmique ; porté aussi par la tendre tenue des voix britanniques requises (John Aler, Yvonne Kenny, et la basse chantante, toute en verve de John Tomlinson, à l’impeccable intonation…). Même s’il s’est montré si dur avec Vivaldi (ses Concertos répétitif interchangeables), Stravinsky fait ici jaillir le feu trépidant des Napolitains les plus enjoués (Pergolesi en premier comme il est indiqué dans le manuscrit originel, ici dans la version 1965), inspirés par la veine buffa. La précision de chaque instant n’écarte jamais la vie, les justes respirations, une ferveur continue qui portent au sommet cette lecture d’une exceptionnelle intelligence expressive et poétique (London Sinfonietta, avril 1990). CD7; Oedipus Rex, nerf, félinité précise et dramatique avec la complicité de l’excellent Vinson Cole dans le rôle-titre, et le sobre Patrice Chéreau (Stockholm, mai 1991). Dommage que le mezzo de Von Otter fait une Jocaste pas assez mordante et trouble (n’est pas Jessye Norman qui veut). Contraste éloquent avec le luminisme souverain, éclairant structurant les éclairs mécaniques et droits du très néoclassique ballet, Apollon musagète (superbe mécanique expressive, précise, ciselée au scalpel…) ——————— CD, compte rendu critique. ESA-PEKKA SALONEN conducts Stravinsky (7 cd SONY classical : 1988-1992). CLIC de classiquenews de juillet 2017.



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18 mai

CD, annonce & critique. ÉRIK SATIE par Sébastien Llinares, guitare (1 cd Paraty)

CD, annonce & critique. ÉRIK SATIE par Sébastien Llinares, guitare (1 cd Paraty). Enregistré à Tournus (France, en octobre 2016), le nouvel album discographique du guitariste français Sébastien Llinares saisit par l’audace de son geste musical : un élargissement du répertoire pour la guitare qui « ose » transcrire Gnosiennes (1 à 6), Gymnopédies (1 et 2), Parades (6 épisodes revisités) d’Erik Satie, l’inclassable, le mystérieux alchimiste de la musique… pour les seules cordes de la divine guitare. Tous les arrangements et transcriptions sont de Sébastien Llinares lui-même (on est jamais mieux servi que par soi-même), avec aussi l’irrésistible sensualité extatique hypnotique de « Je te veux »… mélodie qui fit les délices de Jessye Norman à Paris, et ici jouée méticuleusement « cabaret ». Un must. En finesse et sobriété. DIVINES TRANSCRIPTIONS… En découle ce cd admirable de bout en bout, par sa divine musicalité, son à propos qui a du chien et de la poésie, réalisant suprême défi, un temps suspendu, étiré, hors de toute nécessité, hors de tout effet / affect trompeur (comme l’esthétisme réaliste des photos en illustration du livret, lui aussi « essentiel »). Erik Satie aurait-il été charmé par les cordes sensibles du guitariste ? certainement. Chez Satie, Llinares réveille le nostalgique infiniment rêveur et le visionnaire qui bouscule, encore et toujours, tous les conformismes. « Erik Satie est un personnage janusien et paradoxal », précise le guitariste. Ici l’artifice dépouille le réel et l’illusion de la séduction… pour creuser le temps, atteindre l’essence, et entre temps troubler la perception du temps et de l’espace. Sans la résonance du piano, les cordes vibrent et bercent pourtant, dévoilant un « nouveau » Satie, plus essentiel que jamais : franc, direct, juste. Ce déjà 3ème cd de Sébastien Llinares chez Paraty, confirme une belle sensibilité, à l’écoute, ambassadrice des formes sublimées d’un Satie, divin perturbateur, un intimiste fulgurant qui cible directement au cœur. Touché !Coup de cour de la Rédaction. CLIC de classiquenews de mai 2017. _____________ Cd événement, annonce & critique. ERIK SATIE par Sébatien Llinares, guitare – enregistré en octobre 2016 à Tournus (France). 1 cd PARATY 106415. CLIC de CLASSIQUENEWS de mai 2017 – durée : 52 mn.

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10 mars

CD. Grace Bumbry : The art of Grace Bumbry (1957 – 1967), 8 cd + 1 dvd, Deutsche Grammophon.

CD. Grace Bumbry : The art of Grace Bumbry (1957 – 1967), 8 cd + 1 dvd, Deutsche Grammophon. Une décennie miraculeuse dans la vie d’une diva exceptionnellement douée : voilà le cadeau de ce coffret magistral, d’une intelligence et d’un style à couper le souffle. La « Vénus noire », Grace Bumbry, star de l’opéra international avant Jessye Norman, est née le 4 janvier 1937 : elle a donc soufflé ses… 80 ans en ce début d’année. Occasion célébrative pour rééditer les enregistrements marquants chez DG Deutsche Grammophon, dont certains sont ses meilleurs. On connaît tout l’excellente diseuse, servie par un souffle et un timbre cuivré, sensuel, souverain, en particulier dans la mort de Didon des Troyens de Berlioz (une séquence inoubliable que votre serviteur eut l’occasion d’applaudir). La mezzo soprano américaine née à Saint-Louis dans le Missouri est restée célèbre pour avoir été la première black de l’histoire à chanter le rôle de Vénus, au début du Tannhäuser de Wagner à Bayreuth (1961). L’apogée de sa carrière se situe dans les années 1960 et 1970, s’imposant d’abord dans les grands rôles dramatiques (Azucena, Eboli – chanté au Palais Garnier de Paris dès 1960, Dalila ou Carmen…) puis s’affirmant tout autant dans les rôles de sopranos lyriques (Lady Macbeth, Gioconda, Tosca et jusqu’à Turandot … en 1993 à Covent Garden). La voix ample, puissante, finement timbrée est doublée d’un talent d’actrice remarquable, imposant sur scène une présence hypnotique, digne d’une Callas. C’est qu’aux côtés de ses possibilités vocales exceptionnelles, la diva est aussi une interprète qui se souci du texte. S’il n’était qu’un seul cd de cette compilation très nécessaire pour tous ceux qui lyricophile, apprécient les beaux timbres et l’élégance vocale comme l’intensité dramatique, écoutez dans l’enchaînement des 18 airs, le cd6 : Airs de Verdi (son grand maître) et Wagner, puis 6 lieder de Brahms… car outre ses performances comme mezzo ample et dramatique à l’opéra, Grace Bumbry fut aussi une diseuse hors pair, née pour le lied, calibrant son phénoménal métal à l’intimisme pudique et allusif du chambrisme germanique. Rayonnante et blessée pour Ulrica d’Un Ballo in maschera (ampleur hallucinée de la voix amoureuse qui éclaire ce fantastique électrique présent dans la partition), torrent impétueux mais si digne pour Eboli (Don Carlo), et grandeur désabusée mais éblouissante (malgré une prise lointaine) pour l’autre personnage de Don Carlo, la soprano Elisabeth : même dans une tessiture plus aigu, la diva éblouit par sa justesse expressive, son style, l’étendue de la tessiture. Même ivresse vocale, densité expressive, feu dramatique pour son Azucena du Trouvère, imprécatrice de grande classe, – jamais prise à défaut par les notes basses (« Stride la vampa »), coloriste funambule dans l’air qui suit : « Condotta ell’era in ceppi », d’autant que l’orchestre Berlinois (Radio Symphonie Orchester) saisit la finesse expressive de chaque séquence avec un sens du détail passionnant (Janos Kulka en 1962 et 1965). Née en 1937, Grace n’a que 25 et 28 ans ; sa maturité est saisissante. Même maîtrise absolue en 1965 pour sa Lady Macbeth (elle chante alors le rôle à Salzbourg) : un rôle qui comme pour Callas (au studio) a permis de démontrer les étonnantes capacités aigus, graves, dramatisme et articulation de la diva noire (quel abattage linguistique) : un volcan sidérant, par sa présence, son sens de l’incarnation et aussi, une finesse d’intonation qui devrait servir de modèle aux nouvelles générations : les 3 séquences de sa Macbeth, gouffre shakespearien qui concentrent touts les folies humaines, – récitatif puis air en cabalette, enfin somnambulisme halluciné (« Una Macchia è qui tuttora »), – miroir lugubre d’une âme détruite par sa perversion, sont des musts. Des pépites anthologiques. Tragédienne, amoureuse enivrée, diseuse allusive GRACE BUMBRY, diva assoluta pour l’éternité La Wagnérienne saisit tout autant par sa maîtrise de l’articulation, un sens inouï du texte… qui lui permet d’éblouir de la même façon dans le lied, – format plus intimiste où la pudeur et les blessures tues et secrètes affleurent dans la texture d’un chant suggestif, millimétré, ciselé, où rayonne tel une matière incandescente, la texture surjective du texte : ses 4 Brahms sont des joyaux (1963); le disque montre l’éloquente profondeur d’une immense interprète, déjà maîtresse de ses possibilités, avant ses 30 ans. Avec le recul, cet écart entre son soprano puissant mais clair – amoureuse enivrée-, et ses graves lugubres de tragédienne souveraine, suscite une juste admiration : la chanteuse est aussi une actrice née qui préserve toujours l’intelligibilité du texte : chez Brahms donc, n’écoutez que l’Ôde à Sapho (Sapphische Ode, opus 94/4) : le sens de la mesure, la couleur intérieur, le relief du texte, la sobriété et la subtilité de l’articulation sont sidérants (cd6, plage 14). Une grâce se déroule sans faille et d’une incroyable continuité ciselée dans le cd 7 qui regroupe ses lieder parmi les mieux aboutis et déjà bouleversants (An die Musik de Schubert ; Liszt, Wolf et Richard Strauss dont le Sehnsucht demeure ineffaçable…), récitals de 1962 et 1964. En français (cocorico), la mezzo saisissante est tout autant bluffante : « Ô ma lyre immortelle » de Sapho de Gounod (chant d’une prêtresse qui a cotoyé les dieux et qui transmet sur terre sa fabuleuse intensité comme son esprit détaché prêt au renoncement), « Mon coeur s’ouvre à ta voix » (Samson et Dalila de Saint-Saëns), et aussi « Oui Dieu le veut » de La Pucelle d’Orléans de Tchaikovski (les 3 airs de 1962) sont inoubliables, comme sa Carmen pour Karajan (1967, ici au DVD) mémorable réalisation qui en impose vocalement comme scéniquement, alors pour Salzbourg, avec le José lui aussi anthologique de Jon Vickers. Notre compte rendu rend peu compte de l’apport inestimable d’une immense artiste : ces 8 cd sont incontournables pour tous ceux que la fusion subtilité et puissance intéresse, intrigue, subjugue. CLIC de CLASSIQUENEWS de mars 2017. ____________________ CD. Grace Bumbry : The art of Grace Bumbry (1957 – 1967), 8 cd + 1 dvd, Deutsche Grammophon. CLIC de CLASSIQUENEWS de mars 2017.

Jessye Norman

Jessye Norman est une soprano américaine (15 septembre 1945). Véritable soprano dramatique du fait de sa voix imposante, Jessye Norman est particulièrement associée, à ses débuts, aux rôles d'Aïda (Aïda), Cassandre (Les Troyens), Alceste (Alceste), et Léonore (Fidelio), avant d'élargir son répertoire à toute la musique des XIXe et XXe siècles, principalement allemande et française.



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